La justice avance enfin dans les affaires de terrorisme

Nous sommes des avocats au plein sens du terme et défendons tous ceux qui nous le demandent, que le dossier soit important ou plus modeste. Nous comptons un nombre d’avocats pénalistes particulièrement important (Chantal Focachon, Jocelyne Beyer, Anne Sophie Wagnon, Pauline Manesse, Mourad Benkoussa, Sebastien Busy, Gérard Chemla) et continuons à en former dans le but de pouvoir présenter une expertise pratiquement unique en cette matière.

Dans ce contexte, sans abandonner la défense des accusés, nous avons construit un Pôle Victimes très spécialisé alliant la compétence pénale à la compétence en matière d’indemnisation des préjudices corporels.

Après être intervenus dans de nombreux dossiers de catastrophes (Crash du Concorde, du Rio-Paris, du Ouagadougou-Paris, nombreux autres crashs aériens, défenses des victimes françaises du Tsunami, incendie du train Paris-Munich…) nous intervenons désormais dans les dossiers de terrorisme.

Nous venons d’être désignés en qualité de partie civile dans le dossier Kouachi-Coulibaly et dans le dossier de l’attentat de la rue des Rosiers.

Cet attentat qui visait l’emblématique restaurant Joe Goldenberg a été commis le 9 août 1982. L’enquête n’avait pas semblé progresser pendant plus de 30 ans.

Elle vient soudainement de se débloquer et nous rencontrerons le juge Trévidic lundi prochain 9 mars 2015 dans le cadre d’un point général destiné aux victimes et à leurs avocats. Le cabinet ACG sera représenté par Me Pauline Manesse responsable du Pôle Victimes.

Nous aurions préféré que cette réunion soit organisée avant que la presse ne diffuse largement l’information….

Une polémique va nécessairement s’instaurer quant au temps écoulé qui va amener au mieux à faire comparaître des auteurs d’attentats 35 ans après les faits.

Nous considérons que mieux vaut tard que jamais.

Les nazis ont été poursuivis pendant toute leur vie au travers du monde. Ils ont été jugés parfois très vieux. On se rappelle en France des procès Barbie et Papon qui concernaient des septuagénaires et octogénaires.

Lorsqu’on juge un terroriste, on juge un homme mais aussi un concept criminel.

Les évènements récents nous démontrent à quel point le phénomène terroriste est toujours aussi prégnant. Nous sommes simplement passés d’un prétexte politique (la libération de la Palestine) à un prétexte religieux.

Les assassins et les victimes restent globalement les mêmes.

En la matière, l’acharnement judiciaire s’impose, non pas parce que les auteurs vont avoir peur de la sanction mais parce que les procès sont riches d’enseignement et que les victimes ont droit à la vérité.

 

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