Film « Au-delà de la haine »

 

 

 

 

 

 

 

Date de sortie cinéma : 14 mars 2007
Date de reprise cinéma : 19 mars 2008

Réalisé par Olivier Meyrou

Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h25min Année de production : 2005

Avec : Jean-Paul Chenu, Marie-Cécile Chenu, Mourad Benkoussa

Teddy du meilleur film documentaire, Festival International du Film de Berlin 2006

 

Résumé

Le 13 septembre 2002, trois skinheads sortent dans les rues de Reims avec l’intention de « casser de l’arabe ». Au bout d’une heure ils s’en prendront à François Chenu, jeune homosexuel, qui y laissera sa vie. Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu, parents de la victime, ont accepté de se livrer à la caméra. Avant, pendant et après le procès aux assises, le film montre le parcours d’une famille qui cherche à dépasser sa douleur, loin du désir de vengeance initial, pour s’engager dans un combat en faveur de la tolérance et du respect de l’autre, pour aller au-delà de la haine.

 

A propos du film

AU-DELA DE LA HAINE explore la partie invisible du processus judiciaire : sa dimension humaine.
À partir d’un fait divers tragique, le film suit le parcours exemplaire d’une famille en deuil assommée par le meurtre gratuit du fils aîné. Il accompagne le cheminement des parents, frères et soeurs, de la haine initiale jusqu’à l’abandon du désir de vengeance dans le respect de la mémoire de leur fils.
Le film nous transporte dans l’espace où ces victimes essaient de se reconstruire: au-delà de la haine. Cet espace est fragile, inconfortable, incertain, mais c’est là que la famille de François choisit de s’investir, après avoir été violemment dépossédée d’un fils et de sa raison d’être.
J’ai voulu m’attarder sur le processus de reconstruction des victimes pour essayer de tirer un enseignement de la réponse de la famille Chenu. Le fait divers ne m’intéressait pas.
AU – DELA DE LA HAINE montre comment ce travail intime et familial a pris un sens collectif, allant à l’encontre des affaires judiciaires aux conséquences désastreuses évoquées ces derniers mois par la presse. Ici, à travers l’évolution de la famille de François, des accusés, des avocats et des journalistes, on perçoit comment l’intelligence collective peut être réparatrice.
J’ai voulu montrer la nécessaire quête de sens qui doit rester la nôtre malgré la douleur et l’incompréhension.
C’est cette expérience humaine et forte que nous espérons faire partager.
Olivier Meyrou

Voici ce qu’en a dit Robert Badinter: « Voici un film exceptionnel : il nous confronte avec la pire haine, celle qui s’acharne sur l’Autre dont elle ne sait rien, sauf qu’il est arabe, juif, homosexuel. […] Cette mort-là atteint au cœur les parents du jeune homme. Mais eux refusent la haine. […] Honorons ces parents admirables, et remercions le réalisateur pour cette leçon si précieuse d’humanité. »

 

Presse

 » Pas de sensationnalisme dans ce documentaire (…) La caméra d’Olivier Meyrou est pudique. Elle ne cherche pas à filmer la douleur (…) Dans une période où le proverbe  » oeil pour oeil, dent pour dent  » fait office de discours politique, il est un  » oeil résistant « . Caroline Constant.  »
L’HUMANITE

 » On a rarement vu un film aussi humaniste sur un sujet aussi riche et complexe : La haine, la nécessité de justice et le pardon.  »
FRANCE INTER

 » Un film indispensable, militant pour éveiller, au-delà même de l’homophobie en soi, cette fragile fibre humaniste que l’on appelle tolérance.  »
CINE LIVE

 » Un récit poignant et bouleversant sur les mouvements de colère, d’indignation et de désespoir qui suivent un crime intolérable. Essentiel et magistral.  »
SCORE

Se procurer ce film à l’achat ou à la location sur www.dissidenz.com

 

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